Vous avez entendu parler d’un certain « papier hydrosoluble » ou « papier magique » pour la broderie, mais vous ne savez pas lequel choisir ? Et bien, vous êtes au bon endroit pour ne pas faire les mêmes erreurs que moi 😅 !
Il m’a fallu du temps pour m’intéresser à ce « produit miracle » (et oui, j’utilisais la bonne-vieille-méthode-fastidieuse du papier calque 🥴). Mais aujourd’hui, je le trouve « presque » indispensable dans ma pratique de brodeuse et je vais vous expliquer pourquoi.
À la fin de cet article, vous aurez toutes les infos utiles pour faire vos achats. Promis !
Le papier hydrosoluble, c’est quoi au juste ?
Un produit magique et pratique
Le papier hydrosoluble est un matériau super pratique qu’on colle sur le tissu (avec sa face adhésive) ou qu’on maintient en place avec des petits points de bâti, selon la version choisie. Il disparaît comme par magie au contact de l’eau.

Son précieux avantage, c’est qu’il rend la broderie possible sur la plupart des textiles : en nous évitant de devoir reproduire le motif directement sur le tissu, il nous permet de contourner les difficultés que peuvent nous poser certaines teintes foncées ou certaines textures.
Et, grâce à sa version imprimable, on peut ENFIN représenter des petits détails de quelques millimètres qu’on n’aurait jamais pu reproduire avec n’importe quelle autre méthode vendue actuellement sur le marché (je le sais parce que ca a été ma quête pendant des années 😅!).
Pour moi, hormis le dessin direct sur le tissu, c’est LA méthode la plus minimaliste et futée pour reproduire un motif.
Et son petit « bonus sympa », c’est qu’il nous fait vivre une véritable expérience magique à mesure que la broderie se révèle sous l’eau.
Quand les résidus de papier se dissolvent et que les harmonies de couleurs se réveillent, c’est là qu’on découvre si nos choix ont été les bons. Il y a de quoi être un peu fébrile, n’est-ce pas 😆?!
Pour éviter cet effet de surprise, certaines personnes l’utilisent comme un thermocollant. C’est-à-dire qu’elles le collent sur l’envers du tissu et dessinent le motif à la main directement sur le tissu. De cette façon, elles peuvent choisir les couleurs de fils sans se poser de question sur le rendu final.
Mes recommandations d’achat (affiliées ou non)
Ma toute première recommandation serait de vous orienter vers la mercerie la plus proche de chez vous. En général, elles proposent des produits assez « mainstream » adaptés à la broderie à la main.
Mais si ce n’est pas possible pour vous ou si vous préférez recevoir votre papier hydrosoluble à la maison, voici les produits que je vous conseille ci-dessous ↓
[Pour ceux qui sont indiqués comme étant « affiliés », il s’agit de partenariats que j’ai conclus avec les sites en question. Autrement dit, si vous effectuez un achat en passant par mon lien, je percevrai une petite commission, sans que cela n’affecte le prix final pour vous. C’est aussi une façon de soutenir mon travail, si vous le souhaitez. Alors, d’avance merci ☺️ !] :
✅ Le STICKY FABRI SOLVY de la marque SULKY [non-affilié]
C’est le produit que j’utilise personnellement. Il est compatible avec les imprimantes jet d’encre et laser (et c’est bien le seul à être adapté aux deux types d’imprimantes, je crois ! Si vous en connaissez d’autres, merci de m’en faire part en commentaires. Ça m’intéresse !)
Cette marque est une valeur sûre dans le domaine de la couture à la machine. Or, on sait que les matériaux doivent être bien « costauds » pour supporter les assauts répétés d’une aiguille de machine à coudre 😉.
✅ Le papier hydrosoluble de BOHIN [affilié]
Il s’agit de deux petites feuilles au format A5 imprimables avec une imprimante jet d’encre. Peut-être aimerez-vous ce petit format.
✅ Le Magic Paper de DMC [affilié]
En toute transparence, je vous l’indique ici parce que la marque DMC est incontournable dans le domaine de la broderie à la main. Mais je ne sais pas si ce papier hydrosoluble est imprimable puisque je n’en ai trouvé mention nulle part 🤔.
✅ Le Vlieseline Solufix [non-affilié]
Ce papier hydrosoluble est souvent cité en référence pour la broderie à la main. Surtout pour les personnes qui dessinent leurs motifs sans passer par une imprimante.
Même si je ne sais pas s’il est compatible avec une imprimante à jet d’encre, je vous le recommande quand même au format A4. J’ai eu une mauvaise expérience en le commandant au mètre et je vous en parle dans mes 5 conseils plus bas.
Comment utiliser le papier hydrosoluble adhésif ?
C’est la version adhésive/autocollante du papier hydrosoluble que je vous recommande pour la plupart de vos projets de broderie (même si certaines brodeuses indiquent qu’il peut parfois rendre l’aiguille collante en cas de chaleur ambiante).
Dans le tutoriel vidéo juste au-dessus, je vous montre concrètement comment l’utiliser (cliquez sur l’image pour y accéder).
Les pastilles adhésives qui recouvrent ce papier intissé ont une adhérence suffisante pour se maintenir en place durant la phase de broderie et suffisamment « légère » pour vous permettre de repositionner le papier, en cas d’hésitation. Idéal, non ?
Ici, je vous résume les étapes à suivre pour utiliser ce papier :
1. Imprimez ou reproduisez votre motif à la main sur la face intissée du papier (face rugueuse).
2. Enlevez le film protecteur à l’arrière (face lisse).
3. Collez le papier adhésif sur l’endroit que vous avez choisi.
4. Brodez le motif : si le tracé apparaît moins visible au fur et à mesure de la broderie, n’hésitez pas à repasser dessus avec un stylo bille noir (uniquement).
5. Une fois le motif brodé, laissez le tissu tremper dans l’eau tiède pendant 30 minutes. Puis, uniquement avec la pulpe de votre index, frottez sur les résidus de papier en n’hésitant pas à appuyer ↓

6. Étalez le tissu bien à plat sur un linge sec (serviette éponge ou gant de toilette) et laissez-le sécher à l’air libre ou au sèche-cheveux.
Mes 5 conseils pour bien choisir et utiliser votre papier magique

Ces 5 conseils sont tirés de ma propre expérience ou des recommandations des fournisseurs :
✅ Conseil n°1 : Assurez-vous de choisir un papier ADHÉSIF
La marque SULKY propose deux packagings très ressemblants dans sa gamme de papiers hydrosolubles (jugez par vous-même 🥴 ↓). J’ai donc eu la mauvaise surprise de commander la version non-adhésive (le PAPER SOLVY) qui nécessite l’utilisation d’une colle temporaire pour pouvoir être maintenu en place ou des petits points de bâti.
Mon conseil est donc le suivant : si ce n’est pas indiqué dans la description du produit, c’est sûrement qu’il n’est pas autocollant !

✅ Conseil n°2 : Vérifiez si le papier est imprimable et s’il est compatible avec votre imprimante.
Si vous possédez une imprimante à jet d’encre, vous pouvez utiliser la plupart des papiers hydrosolubles (vous êtes veinardes 😇 !). Et oui, le risque est minime puisque l’encre se dépose sur la face intissée du papier hydrosoluble.
Par contre, avec la version laser, la chaleur dégagée pourrait endommager le papier… et l’imprimante !
Donc, si vous êtes dans le même cas que moi (version laser), je vous ai évité des heures de recherche en vous orientant vers la marque SULKY (version adhésive ! Je répète 😆!). Je n’ai pas trouvé d’autres alternatives à ce jour…
✅ Conseil n°3 : Laissez le tissu tremper au moins une demi-heure.
Si vous brodez un motif avec des petits détails (comme sur les bijoux brodés), vous devez absolument éviter de laisser des petits morceaux de papier séchés coincés entre vos points.
Pour ça, il suffit de laisser le papier tremper suffisamment longtemps pour qu’il soit parfaitement imbibé. Je vous recommande donc une durée de 30 minutes qui est beaucoup plus importante que les 2 ou 3 minutes que les fabricants conseillent.
✅ Conseil n°4 : Imprimez un motif aux traits assez épais.
Dans sa version adhésive, le papier hydrosoluble est constellé de petits points de colle. Leur présence peut donc entrer en concurrence avec les détails du motif, surtout sur un tissu de couleur foncée.
Et oui, une fois collé, le papier n’est plus tout-à-fait blanc. Il devient un peu translucide, comme je vous le montre ici ↓

La version papier non-adhésive (le fameux PAPER SOLVY) n’a pas ce type de problème puisque la blancheur reste intacte. C’est pourquoi je ne la rejette pas totalement, même s’il faut prévoir l’achat d’une bombe de colle. Je la conseillerais même plutôt pour les motifs aux traits très très fins, comme certaines écritures 😉.
La plupart des fabricants recommandent d’utiliser la fonction « brouillon » de l’imprimante pour éviter une surcharge d’encre qui pourrait dégorger sur le tissu après trempage dans l’eau.
Je n’ai jamais testé parce que j’aime que mon motif soit bien visible. Si j’ajoute à ça le fait que l’encre a naturellement tendance à s’effacer au cours de la phase de broderie, je n’en vois pas l’intérêt… personnellement.
✅ Conseil n°5 : Évitez de commander le papier hydrosoluble au mètre.
Non seulement, vous devrez le couper aux dimensions A4, si vous souhaitez imprimer un motif. Mais surtout, vous risquez de vous retrouver avec un papier inutilisable !
Même s’il est présenté sous forme de rouleau durant le transport, il risque de se plier. Cette simple contrainte physique sur le produit peut créer des endroits où la face adhésive se retrouve au contact de l’air. Ce qui la fragilise.
Regardez les « bulles non collées » énormes qui se sont formées sur mon papier Solufix. Je vous parle donc en connaissance de cause ! ↓

VOILÀ, On S’aMUSE, ON S’AMUSE, MAIS Est-ce que le papier hydrosoluble n’est pas UN PEU « anti-écolo » ?
D’après mes recherches, certains vendeurs indiquent que ce papier magique serait facilement « biodégradable » puisque l’alcool polyvinylique (PVA) qui le compose est aussi utilisé dans le matériau transparent qui encapsule certaines tablettes pour lave-vaisselle ou même dans certaines larmes artificielles (oui oui !).
Mais Wikipedia indique qu’il pourrait polluer les nappes phréatiques 🤔…
Je pense qu’il faut donc en faire un usage raisonnable et ne l’utilisez que quand il est strictement indispensable. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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